Impacts des tensions dans la mer Rouge sur l'industrie automobile européenne : Tesla, Volvo et Michelin contraints à des arrêts de production

Samuel WIllem
Samuel WIllem
This is some text inside of a div block.

L'industrie automobile européenne se trouve actuellement confrontée à de nouveaux défis, cette fois-ci liés aux tensions dans la mer Rouge. Après les interruptions temporaires des usines de Tesla à Berlin et de Volvo à Gand en raison de problèmes d'approvisionnement, c'est au tour de l'équipementier Michelin d'annoncer un arrêt indéterminé de la production dans ses usines espagnoles, en raison de la pénurie de caoutchouc indispensable à la fabrication de ses produits.

Cette crise s'ajoute à une série de difficultés déjà rencontrées par le secteur automobile, telles que la pandémie de Covid-19, les pénuries de semi-conducteurs, les problèmes logistiques et les impacts de la guerre en Ukraine. Les tensions dans la mer Rouge viennent ainsi aggraver la situation, mettant en lumière les fragilités de la chaîne d'approvisionnement mondiale.

Michelin, un des acteurs majeurs de l'industrie des pneumatiques, prévoit de mettre à l'arrêt ses usines espagnoles les 20 et 21 janvier en raison de la difficulté à recevoir régulièrement les livraisons de caoutchouc nécessaires à la production. Cette pénurie découle des actions menées par une milice yéménite qui cible l'une des principales routes maritimes vers l'Europe, perturbant ainsi le transport maritime international depuis décembre.

Selon l'agence Reuters, les États-Unis et la Grande-Bretagne ont récemment lancé des frappes contre la milice Houthi au Yémen, soutenue par l'Iran, en réponse à ses attaques contre le transport maritime. Ces événements ont contraint les armateurs à emprunter des itinéraires alternatifs, contournant le continent africain mais rallongeant significativement les délais de livraison. Cette nouvelle route entraîne des retards dans la distribution de pièces et de matières premières, affectant plusieurs secteurs, notamment l'industrie automobile.

Les constructeurs automobiles Tesla et Volvo ont déjà ressenti les conséquences de cette perturbation. Tesla a annoncé la suspension de la production dans sa gigafactory de Berlin, en Allemagne, du 29 janvier au 11 février. Cette décision vise à éviter la détérioration de leur flotte, impactée par les retards de livraison. De son côté, Volvo a mis à l'arrêt son usine de Gand, en Belgique, durant les trois derniers jours en raison du retard dans la livraison de pièces essentielles, dont des boîtes de vitesses.

En conclusion, les tensions dans la mer Rouge ajoutent une nouvelle dimension aux défis déjà existants pour l'industrie automobile européenne. Les acteurs du secteur doivent faire face à des interruptions de production, des retards dans les livraisons et des bouleversements dans leurs plans, mettant en évidence la nécessité de repenser la résilience des chaînes d'approvisionnement face aux événements géopolitiques mondiaux.